Harrisson’s Flowers

Harrisson's Flowers1991. Las de sa vie de grand reporter Harrison Lloyd souhaite profiter de sa vie de famille. Malgré tout, il accepte une dernière mission, en Yougoslavie.

Brutal, saisissant, époustouflant sont les mots qui définissent Harrison’s Flowers, film réalisé par Elie Chouraqui.

Sarah Lloyd (Andie MacDowell) part en Yougoslavie récupérer son mari, Harrison Lloyd, qui a été envoyé en tant que reporter de guerre, et que tout le monde prétend mort.

Le film peut en fait se décomposer en deux parties. Tout d’abord, on nous présente la famille Lloyd. A priori, il s’agit plutôt d’une famille heureuse malgré un léger conflit entre le fils et son père, du fait de ses nombreuses absences… mais on dira que c’est un peu partout pareil !
Puis, le changement est radical. Nous sommes en novembre 1991. En Yougoslavie et sur l’écran, c’est la guerre. Les images sont écrasantes, bouleversantes : des corps mutilés, éventrés jonchent le sol, on assiste aux exécutions des civils. Là-bas, les soldats ne font pas dans le détail : qu’il s’agisse d’hommes, de femmes ou d’enfants… ils subissent le même sort. Les balles perdues qui fusent de part et d’autre et les déflagrations assourdissantes des obus nous plongent dans un univers apocalyptique.

Sarah est accompagnée par trois autres reporters qui, tout en couvrant l’événement, l’aident dans sa quête. Le point fort de ce film est qu’il nous fait découvrir la guerre à travers les objectifs des photographes. On apprend alors qu’il n’y a ni méchants, ni bons et que les reporters ne sont ni des assoiffés de sang à la recherche de « LA » photo, ni des héros, mais simplement des hommes qui sont là pour témoigner de la folie des hommes et rapporter une mémoire sur pellicule…

Harrison’s Flowers est un film qui fait partie de ceux qui se vivent plus qu’ils ne se racontent tellement les émotions sont fortes, nombreuses et partagées…