H2G2

H2G2« H2G2 le guide du voyageur galactique » est une semi déception. Inspirée d’une mini série radiophonique très populaire Outre-Manche, H2G2 a été créée en 1978 par un certain Douglas Adams. La critique anglaise fut assez élogieuse envers le film et il faut avouer que la campagne promo française visait juste. Pour preuve la bande-annonce délirante malheureusement assez éloignée du ton général du métrage. Trop long et parfois un brin indigeste, H2G2 ressemble un peu à un immense sketch assez pataud. Et ce n’est pas la réalisation anonyme de Garth Jennings qui pourrait inverser la tendance.

Le début est pourtant prometteur. Le truculent Arthur Dent est parfaitement interprétée par Martin Freeman, un humain « moyen » qui se retrouve entraînée dans une folle aventure spatiale par son compère extra-terrestre Ford Prefect incarné par Mos Def. Ajoutez le complètement chtarbé Sam Rockwell en président galactique, la délicieuse Zooey Deschanel en petite amie et Warwick Davis sous la carapace d’un robot dépressif et vous obtenez le cocktail ravageur H2G2.

Du côté des effets spéciaux, ils sont dignes d’un gros blockbuster ricain. Alors que le budget du film s’avère très raisonnable. Les images de synthèse ne sont pas systématiques, voir par exemples les Vogons en animatronique dont les plissures caoutchouteuses rajoutent à l’ambiance kitch qui baigne le film à l’image de la tenue de Sam Rockwell. D’ailleurs l’aspect général du film est très travaillé. À l’inverse malheureusement de son scénario plutôt basique.

Entre quête de la Vérité ou course folle pour échapper aux méchants Vogons, le scénario hésite. Et le spectateur s’ennuie tant les blagues sont lourdes. Le comique de situation marche plutôt bien mais les jeux de mots sont parfois limites. Et on a un peu trop souvent l’impression d’être en face d’un immense sketch comique arrangé en long-métrage. Aucun suspens, peu de situations romantiques, aucune péripétie digne de ce nom. H2G2 n’utilise à aucun moment tout le potentiel de sont aspect SF. Et finalement à côté « La folle histoire de l’Espace » de Mel Brooks s’avère plus jouissif. Finalement H2G2 laisse un arrière goût très décevant. La Space Opéra n’est pas honoré et cette aventure spatiale n’a pas vraiment de saveur. Sitôt vu, sitôt évacué.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s