Harry, un ami qui vous veut du bien

Harry, un ami qui vous veut du bienMichel et Claire sont sur les nerfs. Entre la maison de campagne en chantier depuis plusieurs années et les enfants ennervés, les parents n’en peuvent plus. Harry, un vieil ami de Michel réapparait de nulle part et tente d’aider le couple.

Difficile de qualifier ce film que l’on n’attendait pas aussi tortueux psychologiquement et retors.

En effet, avec des qualités indiscutables, Moll nous met dans une ambiance où il « torture » le spectateur, et l’emmène dans ses propres retranchements. Thriller, « Harry… » va bien au delà, en jouant toujours avec l’ambiguité des personnages (de tous), et leur rôle autour de Michel. Une gallerie de personnage geniale où tous jouent vraiment bien.

Harry, le pote « qui y gagnerait à pas se faire connaître », est vraiment perçu différemment par tous. Entre le fou sanguinaire ou l’ami extrémiste qui veut bien faire, les avis divergent, et c’est là qu’est la force du film. Il touche suffisamment profond pour que les émotions et les avis soient interprétés différemment.

Précis, pointu, Moll embarque donc le spectateur vers une route inconnue, au milieu de nulle part… Entre rêve et réalité, entre singes volants et oeufs crus. On recherche encore les signes de moralité du film, et on s’accroche aux quelques apparences trompeuses d’une fin un peu trop idyllique à notre goût.

« Harry » regorge de symboles et de figures de style. A analyser de près, tous les petits détails du film apportent beaucoup à l’histoire, et permettent de mieux cerner les personnages. De même, les lieux, les pièces, les décors et les accessoires sont beaucoup de « personnages » sous-jacents au film.

Avec des thèmes comme le fanatisme, le poids de la famille, le sacrifice ou la création, Moll signe ici un film très déconcertant. Réussi et haletant, il laisse une large part à chacun pour effacer les zones d’ombres qui entourent les personnages.

A la fois déroutant, mystérieux et finalement assez drôle, ce thriller nous embarque dans une histoire où le réel et l’irréel se côtoient ; d’un coté un jeune couple de parents débordés par leurs lourdes obligations quotidiennes, de l’autre Harry, ancienne connaissance du lycée rencontrée par hasard (?) sur une aire d’autoroute. Harry pense que tout a une solution et ne veut qu’une chose : le bonheur de Michel, le père de famille en qui il voue une grande admiration.

Dans une atmosphère très Hitchcockienne, Dominik Moll s’amuse à jouer avec les nerfs des téléspectateurs. Les enfants crient, les parents sont épuisés et soudain surgit de nulle part Harry. Une chose est sûre ; Harry n’est pas foncièrement mauvais. Il tient juste à imposer sa vision des choses au risque d’instaurer le doute dans les têtes. L’humour dû aux situations cocasses du début du film laisse alors place à une gravité à la fois malsaine et déroutante. Les scènes « bassement » matérielles font, elles, place (dès l’apparition de Harry en fait) à des situations de plus en plus irréelles et décalées du fait que Harry est libre et obtient simplement ce qu’il veut. La brillante interprétation des acteurs (notamment Laurent Lucas) et la maîtrise de D. Moll contribuent à cette mise en place progressive du doute et de la remise en question.

A tel point que l’on finit par être dépassé par le sens de l’histoire elle-même. Au-delà des quelques bizarreries du scénario, on se demande un peu où le réalisateur veut finalement en venir.

Par son atmosphère particulière et sa richesse (il serait bon de le voir plusieurs fois), « Harry… » n’a pas finit de faire parler de lui. Il nous prouve aussi que le cinéma d’auteur n’est pas forcément réservé à une élite et peut passionner également le grand public. Dominik Moll est un réalisateur à surveiller.

Harrisson’s Flowers

Harrisson's Flowers1991. Las de sa vie de grand reporter Harrison Lloyd souhaite profiter de sa vie de famille. Malgré tout, il accepte une dernière mission, en Yougoslavie.

Brutal, saisissant, époustouflant sont les mots qui définissent Harrison’s Flowers, film réalisé par Elie Chouraqui.

Sarah Lloyd (Andie MacDowell) part en Yougoslavie récupérer son mari, Harrison Lloyd, qui a été envoyé en tant que reporter de guerre, et que tout le monde prétend mort.

Le film peut en fait se décomposer en deux parties. Tout d’abord, on nous présente la famille Lloyd. A priori, il s’agit plutôt d’une famille heureuse malgré un léger conflit entre le fils et son père, du fait de ses nombreuses absences… mais on dira que c’est un peu partout pareil !
Puis, le changement est radical. Nous sommes en novembre 1991. En Yougoslavie et sur l’écran, c’est la guerre. Les images sont écrasantes, bouleversantes : des corps mutilés, éventrés jonchent le sol, on assiste aux exécutions des civils. Là-bas, les soldats ne font pas dans le détail : qu’il s’agisse d’hommes, de femmes ou d’enfants… ils subissent le même sort. Les balles perdues qui fusent de part et d’autre et les déflagrations assourdissantes des obus nous plongent dans un univers apocalyptique.

Sarah est accompagnée par trois autres reporters qui, tout en couvrant l’événement, l’aident dans sa quête. Le point fort de ce film est qu’il nous fait découvrir la guerre à travers les objectifs des photographes. On apprend alors qu’il n’y a ni méchants, ni bons et que les reporters ne sont ni des assoiffés de sang à la recherche de « LA » photo, ni des héros, mais simplement des hommes qui sont là pour témoigner de la folie des hommes et rapporter une mémoire sur pellicule…

Harrison’s Flowers est un film qui fait partie de ceux qui se vivent plus qu’ils ne se racontent tellement les émotions sont fortes, nombreuses et partagées…

Hantise

HantiseHantise, (The Haunting) s’annonçait plutôt mal d’après les critiques unanimement mauvaises. C’est donc avec un certain a priori que nous avons pu gagner le chateau de Hugh Crain un soir d’Halloween 1999 en compagnie de Catherine Zeta Jones, Liam Neeson et Lili Taylor. La baraque ne nous inspirant pas confiance on les laisse passer d’abord.

L’histoire est relativement simple : une maison hantée et quatre personnes que tout oppose se retrouvent coincées dans la dite maison.
On a vraiment du mal à entrer dans le film car il y a toujours un ou deux éléments qui choquent trop mais l’évolution psychologique des personnages est intéressante (rien à voir tout de même avec « le Projet Blair Witch ») et c’est surtout la maison, en elle même qui vaut le détour… Les effets spéciaux, les décors, les statues, la décoration… tout est précis et bien fait. De nombreuses scènes de Hantise font penser à la scène de fin de « L’Associé du Diable » et à défaut de faire peur (ce qui n’arrive jamais dans ce film) on apprécie le travail qui a été fait ainsi que les effets sonores de haute volée (les caissons de basses sont exploités comme il faut…).

Evidemment le côté esthétique ne parvient pas à faire de « The Haunting » un grand film mais contribue à faire passer une assez bonne soirée d’Halloween et vous divertira lorsque vous louerez la cassette ou le dvd… De la à débourser 50f, je ne sais pas…

On peut d’abord commencer par condamner l’ensemble des critiques de presse qui ont littéralement détruit ce film qui vaut, malgré ses faiblesses, le coup d’oeil. Il faut simplement comprendre que Jan De Bont, avec « Twister » ou « Speed » a une conception très personnelle et discutable du cinéma, à savoir : en mettre plein les yeux !

Cette conception vaut ce qu’elle vaut ; en tout cas, Jan De Bont a certainement pas mal bossé pour mettre en valeur d’une façon aussi incroyable le manoir. Les décors et les effets spéciaux plongent littéralement le spectateur de l’autre côté du miroir dans un monde clos et magique… Du jamais vu… tout comme semble invisible le scénario qui peut tenir en deux pages (souvenons-nous du mythique scénar de « TWISTER »). Enfin, il faut noter que ce film ne fait pas peur (bien qu’il soit l’ adaptation d’un roman avec lequel il n’a rien à voir…).

Ce film reste cependant une véritable surprise : on a rarement investi autant d’argent pour vouloir faire peur (et ça vaut le coup d’oeil !) sans jamais y parvenir une seconde.

Hannibal

HannibalHannibal est un film à déconseiller aux âmes sensibles… soit vous choisissez de ne pas manger avant de visionner le film (de toute façon, vous n’aurez pas plus faim en sortant!) soit vous vous abstenez! Ce qui serait dommage si vous avez vu le précédent épisode de la saga du cannibal.

En effet, « Hannibal » est une vraie suite du Silence des Agneaux et plutôt réussie qui plus est ! On y retrouve ce cher docteur Lecter en « retraite » à Florence et en érudit de l’art italien du Moyen Age. Toujours aussi fin psychologue… Même si le côté psychologique du film est moins abouti que le précédent, il faut l’avouer. Moins d’ambiance aussi. Et le docteur a moins faim cette fois! Il se fait à la fois plus délicat et plus rustre… Mieux vaut éviter de le mettre en colère car celui qui tente passe de vie à trépas en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire !

Le rôle sied à merveille à Anthony Hopkins. Il a déjà l’air naturellement du docteur Lecter mais en plus il lui donne vie, le façonne complètement et on y croit. Il fait froid dans le dos. On découvre sa vie, ses manières, l’homme et non pas seulement le cannibal.

Quant à Julianne Moore, elle donne une autre dimension à son personnage. A la fois forte, étant agent du FBI, mais aussi sensible… Elle sait donner toute la mesure des sentiments qu’elle éprouve pour Hannibal. Et à travers ces sentiments, on redécouvre un autre personnage que dans le précédent opus.

Bref, cette suite est très bien faite. On y apprécie en plus les beaux monuments de Florence! Esthétiquement très réussi mais moins psychologique que le premier, on prend du plaisir à regarder ce film.

Halloween : Resurrection

Halloween ResurrectionPour un real show sur le net, un groupe de jeunes est invité à enquéter dans la maison des Myers. Une expérience effrayante, mais sans danger puisque Michael, l’un des plus fameux tueur en série a été décapité il y a 3 ans. A moins que…

Enième opus de la série initié par John Carpenter, cet Halloween nous permet de voir revenir Michael Myers plus en forme que jamais, prêt à transformer en charpille tous les adolescents sexués.

Malgré une introduction qui peut semer le doute chez les fans, le film est en général très classique et suit les règles du slasher pour adolescent. On est assez loin de l’esprit original d’Halloween, dont le précédent épisode (H20) se rapprochait plutôt, et on passe ici du côté du Scream-like moins inspiré.
Les scénaristes ont cette fois pris le parti de la caméra embarquée à la Blair-witch pour développer l’ambiance. L’essai aurait pu être mieux transformé, car le traitement se veut extrêmement calibré et ciblé pour un auditoire (trop) jeune. Cependant, certaines scènes sont sympatiques et plutôt bien amenées.

On peut se demander ce qui a amené à de tels choix au niveau des acteurs, tant la présence de Busta Rhymes s’avère discutable. Très mauvais dans la plupart de ses scènes, il plombe vraiment le film avec un humour digne d’un nanard de la pire espèce.

Si l’on peut faire l’impasse sur ces points, on prendra un plaisir sympathique à retrouver Michael même si de nombreuses scènes mériteraient un éclaircissement dans le but d’une compréhension du personnage depuis le début de la série.
A conseiller aux fans donc et aux amateurs du genre. Les autres s’ennuieront.

L’exercice périlleux qui consiste à faire une suite est souvent soumis (ne serait ce au moins qu’envers les fans) à l’obligation soit de respecter l’œuvre d’origine, soit d’apporter quelque chose de neuf et d’innovant, sans renier l’état d’esprit originel.

Halloween Resurrection ne parvient ni tout à fait à l’un ou à l’autre, mais n’en demeure pas moins un gentil slasher qui en vaut bien d’autres.

En tant que grand fan de Michael Myers, j’appréhende toujours de voir la manière dont va être maltraité mon boogeyman favori ! Mais heureusement que l’un des plus grands assassins du grand écran reste finalement égal à lui même et enchaîne les meurtres avec le rythme qu’on lui connaît d’un métronome.

Quel reproche faire à cette suite sans particulière saveur ? et bien d’être surtout un film très actuel, à savoir un slasher/teenager mâtiné de Blairwitch 1er du nom et d’humour pas forcément opportun.

On se rappelle que l’idée première de John Carpenter était de conter, dans une ambiance sombre, froide, lente, et pesante, la quête incessante de Michael Myers dont l’unique but était de parvenir à la mort de sa sœur (incarnée par Jamie Lee Curtis).

Après des épisodes 4, 5 et 6 où les différents réalisateurs s’étaient un peu éloignés de cet objectif initial (ne parlons même pas du 3 où le serial killer au masque blanc n’apparaît pas, le scénario n’ayant rien à voir avec les autres films !), notre croque-mitaine était revenu dans un Halloween 7 ( » 20 ans après « ) pas si mauvais que ça et qui prétendait renouer avec l’ambiance et le style de départ (bon, c’était pas parfait mais c’était bien tenté).

Cet opus numéro 8 va sans doute ravir les plus jeunes  » slasherovores  » mais un peu décevoir les autres par son aspect trop contemporain au point de le transformer en un simple produit de consommation parfaitement markété pour sortir le jour d’Halloween.

Convertir toutes les cassettes vidéo existantes avec cette méthode

Outre les cassettes vidéo de divers types, Keepmovie peut très bien numériser les cassettes de formats Pal, Secam, NTSC). Cette société vous permettra de numériser hi8, mais aussi VHS, VHSC et d’autres formats de K7. Le format PAL SECAM qui ont été développés dans les années 70 peut produire une qualité d’image supérieure au VHS, avec lui, on peut les numériser et obtenir d’excellents résultats.
Avec le temps de nombreuses cassettes vidéo commencent à entrer se détériore. La seule solution est de les transférer sur un matériel de sauvegarde fiable, stable et résistant, comme le DVD, un disque dur ou une clé USB.

lecteur hi8

Chez Keepmovie, les cassettes peuvent être numérisées et transférées directement aux formats selon le besoin des clients. Comme exemple prenons deux : le MJPEG et DV/DVCAM qui peuvent être encodés en MPEG2 après corrections pour créer des DVD Vidéo. Il existe aussi d’autres formats à la demande des clients.

Pour le déroulement de la numérisation, Keepmovie procède comme suit. D’abord, les bandes sont essuyées pour les balayages des débris et poussières des oxydes qui entraînent des erreurs lors de la lecture. Pour ce faire, on déroule et enroule la bande pour pouvoir recalibrer la tension de la bande. Avant chaque capture, les têtes vidéo sont nettoyées par les bandes nettoyantes. Les techniciens corrigent les images obtenues en lumière et en colorimétrie. Ils font aussi le filtrage anti-flickering, l’atténuation de bruits étrangers à la vidéo, le détramage, la stabilisation et la mise à l’échelle, pour son intégration à des projets de montage HD.

Keepmovie vous donne vos images ayant subissent toutes les corrections possibles et aussi les montages voulus par le client sur DVD ou disque dur ou clé USB. Elle peut créer un DVD vidéo avec un menu le tout personnalisé.

À la demande des clients, à partir des fichiers sources le transfert peut être fait vers la plupart des formats AVI et Quicktime et pour des usages spécialisés comme la mise en ligne sur internet ou spécialisée sur DVD-ROM multimédia ou autre.

H2G2

H2G2« H2G2 le guide du voyageur galactique » est une semi déception. Inspirée d’une mini série radiophonique très populaire Outre-Manche, H2G2 a été créée en 1978 par un certain Douglas Adams. La critique anglaise fut assez élogieuse envers le film et il faut avouer que la campagne promo française visait juste. Pour preuve la bande-annonce délirante malheureusement assez éloignée du ton général du métrage. Trop long et parfois un brin indigeste, H2G2 ressemble un peu à un immense sketch assez pataud. Et ce n’est pas la réalisation anonyme de Garth Jennings qui pourrait inverser la tendance.

Le début est pourtant prometteur. Le truculent Arthur Dent est parfaitement interprétée par Martin Freeman, un humain « moyen » qui se retrouve entraînée dans une folle aventure spatiale par son compère extra-terrestre Ford Prefect incarné par Mos Def. Ajoutez le complètement chtarbé Sam Rockwell en président galactique, la délicieuse Zooey Deschanel en petite amie et Warwick Davis sous la carapace d’un robot dépressif et vous obtenez le cocktail ravageur H2G2.

Du côté des effets spéciaux, ils sont dignes d’un gros blockbuster ricain. Alors que le budget du film s’avère très raisonnable. Les images de synthèse ne sont pas systématiques, voir par exemples les Vogons en animatronique dont les plissures caoutchouteuses rajoutent à l’ambiance kitch qui baigne le film à l’image de la tenue de Sam Rockwell. D’ailleurs l’aspect général du film est très travaillé. À l’inverse malheureusement de son scénario plutôt basique.

Entre quête de la Vérité ou course folle pour échapper aux méchants Vogons, le scénario hésite. Et le spectateur s’ennuie tant les blagues sont lourdes. Le comique de situation marche plutôt bien mais les jeux de mots sont parfois limites. Et on a un peu trop souvent l’impression d’être en face d’un immense sketch comique arrangé en long-métrage. Aucun suspens, peu de situations romantiques, aucune péripétie digne de ce nom. H2G2 n’utilise à aucun moment tout le potentiel de sont aspect SF. Et finalement à côté « La folle histoire de l’Espace » de Mel Brooks s’avère plus jouissif. Finalement H2G2 laisse un arrière goût très décevant. La Space Opéra n’est pas honoré et cette aventure spatiale n’a pas vraiment de saveur. Sitôt vu, sitôt évacué.